Mardi 6 Janvier 2009

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Métier : AITB

AITB17598 diplômés répartis à travers 26 pays, 18 associations dans les régions et les Dom-Tom : ce n'est certes pas la vitalité qui manque à la Fédération de l'AITB. Gabriel Picq, son Président, évoque la formation de l'ITB* très appréciée du milieu bancaire et les nombreuses initiatives de la Fédération.


DirectEmploi : L'histoire de la Fédération est forcément liée à celle du diplôme de l'ITB ?

Gabriel Picq : « L'AITB date en effet de 1954 et la formation a été inaugurée en 1950. Le diplôme de l'ITB, délivré par le Conservatoire National des Arts et Métiers, a été ensuite homologué par un décret ministériel comme un diplôme de niveau I. Il a d'ailleurs connu une refonte en 1989 alors que le secteur bancaire évoluait fortement.

Il est aujourd'hui davantage centré sur le marché des particuliers et accorde plus de place à l'ingénierie financière et à la gestion du patrimoine. Ses objectifs ont été redéfinis en 2000 à la demande des banques. Il s'agit de développer chez les jeunes diplômés des aptitudes au raisonnement et aux méthodes de travail, une capacité de comportement et de management opérationnel ainsi qu'une adaptabilité aux évolutions et aux changements du secteur. »

DirectEmploi : Le programme de l'ITB n'est accessible qu'aux candidats de la formation continue ?

Gabriel Picq : « La plupart des étudiants sont en effet salariés et les banques les encouragent vivement à suivre la formation. Quelques-unes ont développé un système de formation interne mais la plupart d'entre elles ont recours aux formations de la CFPB. Il faut dire que ce diplôme reste très coté sur les marchés professionnels car les candidats vraiment opérationnels et formés aux techniques bancaires sont rares. La plupart des formations demeurent très théoriques alors que l'ITB met l'accent sur la pratique.

Les jeunes qui préparent actuellement le diplôme de l'ITB devraient connaître une carrière accélérée en raison des problèmes démographiques que connaît le secteur bancaire : nous allons très vite manquer de gens d'expérience, et un diplômé de l'ITB paraîtra toujours plus aguerri qu'un candidat issu de la formation initiale. »

DirectEmploi : Les étudiants sont tous issus de groupes différents : cela ne crée-t-il pas un esprit de concurrence durant les années de formation ?

Gabriel Picq : « Cela favorise au contraire les échanges et des mises en perspectives très fructueuses ! La notion de groupe est inculquée dès le début et l'ambiance est excellente. La plupart des étudiants ont entre 27 et 30 ans et se montrent particulièrement motivés. Ils apprennent du même coup à gérer plusieurs choses à la fois : leur travail, des études lourdes et parfois leur vie de famille. »

DirectEmploi : La formation de l'ITB s'exporte très bien puisque vous êtes très présents à l'international...

Gabriel Picq : « Sur les 1050 candidats reçus au concours de l'ITB en juin 2003, 650 postulaient auprès de jurys étrangers. Nous sommes présents dans 26 pays différents et la Confédération Internationale du Diplôme de l'ITB est très active dans les pays d'Afrique francophone et du Maghreb. Mais elle est aussi dispensée à la High School of Finance du Luxembourg et dans plusieurs universités canadiennes. »

DirectEmploi : Vous proposez sur le site internet de l'AITB un pôle carrière-emplois : à quelles attentes répond-il quand on sait que tous les jeunes diplômés sont déjà salariés ?

Gabriel Picq : « Il se trouve que tous les diplômés le réclamaient, les jeunes comme les moins jeunes ! Beaucoup d'entre eux, quel que soit leur âge, reconsidèrent leur carrière à un moment de leur parcours. »

DirectEmploi : Pourtant le secteur de la banque se porte bien et l'on dit que le turn over y est moins important qu'ailleurs...

Gabriel Picq : « Il est vrai que la banque va bien. Il est même possible que les recrutements de 2004 atteignent ceux de 2000 ! Il n'empêche que les jeunes à notre époque sont très mobiles et cherchent constamment à accélérer leur carrière. L'idée de carrière à vie ne leur convient plus, dans la banque comme dans les autres secteurs. »

DirectEmploi : L'organisation de l'AITB a connu de profondes modifications ces dernières années : vous êtes depuis peu une fédération...

Gabriel Picq : « La Fédération a été crée en 2001. Elle dispose d'un bureau et d'un conseil d'administration qui réunit les présidents de chacune des associations. Nous en comptons actuellement seize et elles demeurent autonomes au niveau des décisions, de l'animation et de la trésorerie. Notre objectif durant ce mandat est de parvenir à dix-huit associations et le projet est déjà bien engagé pour l'Alsace et la Martinique. Nous développons également les perspectives pour la Champagne et la Nouvelle Calédonie. C'est d'ailleurs le rôle de la fédération d'aider les associations émergentes qui disposent d'un faible budget au départ. »

DirectEmploi : Quelles sont les autres initiatives de la Fédération ?

Gabriel Picq : « Nous accueillons chaque année les nouveaux diplômés en présence d'une personnalité de la banque ou de la politique. Nous organisons aussi des voyages comme une escapade à New-York.
A côté de cela, nous animons les places bancaires en encourageant principalement la communication. Nous invitons par exemple des intervenants à s'exprimer et nous diffusons à travers notre newsletter des informations sur le secteur en tentant de les vulgariser. Mais notre grand projet pour l'an prochain est la sortie de l'annuaire qui recensera tous les diplômés de l'ITB depuis sa création. »

Pour en savoir plus : www.aitb.asso.fr

Voir également : Emploi en Banque Assurance.