Vendredi 16 Mai 2008
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Deuxième pôle universitaire français après l'Ile-de-France, la région Rhône-Alpes offre des opportunités extraordinaires aux étudiants et aux chercheurs. Huit universités sans compter les écoles de renom, des centres de recherches internationaux : il n'y a que l'embarras du choix. Le problème viendrait plutôt du manque de candidats.
Des opportunités extraordinaires
La recherche est également très présente avec l'implantation de très grands équipements internationaux : le CERN(1), l'ILL(2), l'ESRF(3), EMBL(4), le Laboratoire des champs magnétiques intenses, l'IRAM(5) et de nombreuses équipes de recherche publiques et privées. A titre d'exemple, le nombre de chercheurs et enseignants-chercheurs de recherche et développement publique présents dans la région avoisine les 8000, ce qui représente un peu moins de 14% des effectifs français.
On manque de candidats
Mais les industries des biotechnologies et du numérique ont du mal à recruter, et ce, malgré l'éclatement de la bulle informatique, C'est le cas dans les grands groupes comme Aventis Pasteur, ST Microelectronics, troisième fabricant mondial de composants, Nucléis ou encore Cap Gémini née à Grenoble en 1967, et qui est devenu l'un des cinq leaders mondiaux dans le domaine des services et de l'ingénierie informatique. Les start-up rencontrent les mêmes difficultés que les grands groupes pour recruter des candidats compétents. Elles sont particulièrement nombreuses en Rhône-Alpes encouragées par la présence de l'INRIA(6).
On songe à l'avenir
Pour faire face aux difficultés dans l'avenir, des groupes internationaux comme Motorola, Philips et ST Microelectronics ont passé des accords pour mettre en place des plates-formes comme celle de CMOS 90 nm à Crolles. L'objectif est de former en un seul lieu les futures générations d'ingénieurs, de techniciens et de chercheurs dans le domaine des nanotechnologies.
C'est aussi l'ambition de la plate-forme MINATEC créée sous l'impulsion des pouvoirs publics pour former en un même lieu 3500 personnes qui bénéficieront des dernières structures high-tech pour la recherche sur les micro et les nanotechnologies. C'est sur cet espace que se trouve le CEA-LETI, premier laboratoire européen de recherche sur les technologies de l'information.
On développe les liens entre la recherche et la création d'entreprise
Ces efforts dans la recherche doivent contribuer à développer l'économie de la région, et les passerelles se multiplient entre chercheurs et créateurs. Les universités et les écoles accueillent des incubateurs d'entreprises et les étudiants sont accompagnés dans leur projet. De même, les communautés urbaines développent les pépinières d'entreprise, et la région a mis en place des relais à la création comme les Agences Régionales du Numérique Et des Biotechnologies, ARNEB, et soutient activement le développement technologique des PME-PMI à travers l'aide au recrutement ou encore l'accompagnement dans le management de l'entreprise.
(1) Centre Européen pour la Recherche Nucléaire
(2) Institut Laue Langevin (leader mondial en sciences et techniques neutroniques)
(3) Installation Européenne de Rayonnement Synchroton
(4) Laboratoire Européen de Biologie Moléculaire
(5) Institut de recherche et d'application des méthodes de développement
(6) Institut national de recherche en Informatique et en Automatique.
Voir également : Entretien avec CFA RHÔNE ALPINS