Vendredi 16 Mai 2008

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Bretagne : à l’heure de la recherche

region bretagneSi le tourisme et l’industrie agroalimentaire occupent une grande place dans le panorama économique breton, il ne faut pas pour autant négliger les pôles de recherche qui se multiplient avec des spécificités telles que les télécoms mais surtout les sciences de la mer qui font de la région un pôle tout à fait original. Une aubaine pour les spécialistes…



En l’espace d’une décennie, les efforts conjugués de la région, de l’Etat ont permis à la recherche bretonne de se hisser aux premières places aux côtés de l’Ile-de-France, les régions PACA, Rhône-Alpes…etc, avec des spécialités particulièrement innovantes comme l’agroalimentaire, les produits de la mer ou les télécoms. Actuellement, près de 5000 chercheurs travaillent dans le domaine public, ce qui représente à peu près 5% des effectifs nationaux. Mais l’une des caractéristiques de la région est de proposer des pôles répartis sur l’ensemble de la région et non concentrés autour de l’agglomération rennaise. Le principaux sites sont Rennes, Brest-Quimper-Roscoff, Lorient-Vannes et Saint-Brieuc-Lannion. La plupart des grands organismes nationaux tels que le CNRS, l’Inra, Inria, l’Insem, l’Ifremer, l’Afssa y sont présents.

Le privé : un bel exemple de dynamisme

Mais la région peut aussi faire valoir le dynamisme des implantations privées : celles-ci investissent chaque année près de 700 millions d’euros dans la recherche et le développement. Plus nombreux que dans les organismes publics, près de 6500 chercheurs travaillent dans les laboratoires privés et les entreprises des sept centres régionaux : Rennes, Saint-Brieuc, Lannion, Lorient, Vannes, sans oublier les incubateurs des grandes écoles.

Les domaines de prédilection

Littoral oblige, la Bretagne a orienté sa recherche vers les sciences et les technologies de la mer. Un secteur de recherche reconnu sur le plan international. Mais elle a aussi concentré ses efforts vers les technologies de l’information, la santé et bien sûr l’agriculture et l’agroalimentaire. On voit cependant apparaître d’autres grandes tendances non sans rapport avec les précédentes : les sciences et technologies de l'environnement, la chimie, la biophysique et la physique des matériaux...

La mer dans tous ses états

Brest est devenu incontestablement le premier site européen de recherche marine. La ville accueille d’ailleurs plus de 50% du personnel qualifié en recherche océanographique et en biologie marine. Entre le CNRS, la station biologique de Roscoff, l'Ifremer, les universités et les grandes écoles, la recherche a pris des dimensions transversales particulièrement fécondes A noter enfin, la création du CAREN, Centre armoricain de recherche en environnement (qui s’attache aux recherches pluridisciplinaires en géosciences sur l'évolution des ressources naturelles, et en particulier sur l'eau.

Agriculture

Souvent le point de mire des médias dans le domaine de l’alimentation animale, la Bretagne a choisi de concentrer ses efforts sur ce domaine, notamment dans les domaines de la sécurité alimentaires et la transformation des productions animales et végétales à tel point que les équipes de chercheurs ont acquis une réputation incontestée dans ces domaines.