Lundi 12 Mai 2008

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People : Charlélie Couture

Charlélie CoutureConnu chez nous pour ses chansons, Charlélie Couture a traversé l'Atlantique où il s'est imposé comme peintre à New York. Retour sur un parcours atypique.




Emplacement dédié à l'entretien vidéo de Charlélie Couture.

« La musique m'a donné la liberté d'être en dehors du système et je lui sais gré de m'avoir fait rencontré des centaines de milliers de paire d'yeux, de visiter des centaines d'endroits. La musique m'a fait voyager. En même temps, elle m'a donné l'autonomie de continuer à peindre, parce qu'au départ, je suis plasticien, artiste visuel. J'ai fait les Beaux-Arts... »

Eh oui... Charlélie Couture que l'on connaît avant tout comme chanteur voulait être artiste peintre. Seulement voilà, comme il le dit, « la musique [lui] a vite procuré les moyens de gagner [sa] vie alors que pour la peinture, le chemin vers le succès a été très long. »

C'est en 1978 que Charlélie sort son premier album. Le producteur Chris Blackwell l'accueille sur le label Island Record en 1981. Trois ans plus tard, l'artiste connaît un énorme succès en 1984 avec la chanson « Comme un avion sans ailes » issu de l'album Poèmes Rock.

Vidéo présente dans l'espace vidéo.

Il compose par ailleurs de nombreuses musiques de films dont celle de Tchao Pantin.

Oser changer de cap

L'ambition de réussir en tant que peintre est pourtant toujours là. De ce fait, en 2003, Charlélie décide d'aller ailleurs, sous d'autres cieux, afin d'évaluer s'il peut accomplir ce rêve dans un autre contexte. Il s'installe donc à New York.

De l'autre côté de l'Atlantique, Charlélie a rapidement pu faire connaître ses œuvres picturales. L'homme en profite pour vanter certains aspects liés à la culture de New York : « La relation avec les artistes y est assez différente. Ils aiment l'art contemporain. Plus généralement, ils adorent les idées nouvelles. Quand quelqu'un de nouveau arrive, ils s'en délectent comme des chips. J'ai tout de suite été soutenu et encouragé de manière concrète. »

Pour Charlélie Couture, les Américains se distinguent du fait qu'ils admettent les erreurs de parcours et offrent les moyens de rectifier le tir : « Ceux qui ont tort sont ceux qui n'essayent pas. C'est donc un encouragement à prendre des risques. »

Le savoir-faire avant tout

Serait-ce un appel à ce que de brillants artistes traversent l'Atlantique ? Aucunement. Charlélie ne tisse pas un tableau idyllique de sa situation, expliquant que dans le même temps, « une fois que tu as été choisi, tu es tiré et pressé comme un fou et on ne te laisse pas de jus. » Il n'y a pas d'endroit idéal pour mener sa carrière et Charlélie le concède aisément : « L'essentiel est de trouver quelque chose qui corresponde à son état d'esprit. »

Selon lui, la généralisation d'Internet n'a pas eu que du bon car elle pourrait amener à sauter d'importantes étapes. « Pour se faire connaître aujourd'hui, il y a beaucoup d'outils. Du coup, les gens sont médiatisés avant même d'être arrivés au niveau où ils mériteraient de l'être. Du coup, ils gâchent leurs cartes trop tôt. » Le message est donc clair : il faut développer un savoir faire.