Mardi 7 Octobre 2008

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Emploi à l'étranger : République Tchèque

Emploi à l'étranger : République TchèqueJacques Vandeputte, diplômé de Centrale Paris, a effectué son stage de première année en République Tchèque ; l'occasion d'observer les différences qui opposent la jeune et l'ancienne génération dans un pays de l'ancien bloc communiste.




Direct Emploi : Pourquoi ce choix de la République Tchèque ?

Jacques Vandeputte : C'est par le biais du Laboratoire de Centrale Paris que j'ai eu la chance d'obtenir ce stage, en compagnie de six autres Français. J'ai donc passé cinq semaines dans l'usine sidérurgique Nova Hut à Ostrava, non loin de la frontière polonaise.

Direct Emploi : En quoi consistait votre travail chez Nova Hut ?

Jacques Vandeputte : J'ai visité tout d'abord les hauts fourneaux, puis j'ai été affecté aux laboratoires où j'étudiais les échantillons d'acier à l'œil ou au microscope pour en déterminer le grain. Je préparais également les échantillons en vue des analyses et du passage aux rayons X.

Direct Emploi : La langue n'est elle pas un obstacle dans ce pays ?

Jacques Vandeputte : Seule une minorité d'ingénieurs parlait anglais, et c'est comme cela que se faisaient nos échanges. Dans le pays, les gens parlent principalement l'allemand ou le russe ; la communication a donc posé quelques problèmes !

Direct Emploi : Comment conçoit-on le travail dans un pays de l'ancien bloc communiste ?

Jacques Vandeputte : C'est intéressant de voir les différences entre la jeune et l'ancienne générations. Les jeunes sont de plus en plus occidentalisés ; ils veulent gagner de l'argent et sont prêts à travailler beaucoup pour y parvenir ! Pour les plus vieux, le travail est un droit, et la rentabilité ne semble pas être leur premier souci ! Ils travaillent « doucement », et il n'est pas rare de voir cinq personnes assises sur un banc à ne rien faire !

Direct Emploi : Comment un jeune stagiaire est-il accueilli dans une usine tchèque ?

Jacques Vandeputte : Le stagiaire occidental est vraiment choyé ! Les gens ont toujours quelque chose à nous apprendre et nous fournissent volontiers des explications qui vont même au-delà du travail qui nous est demandé. C'est un état d'esprit qui semblait partagé par tous.

Direct Emploi : Quelles étaient vos conditions de vie à Ostrava ?

Jacques Vandeputte : Nous étions six Français à partir pour Ostrava, et nous logions à l'université. Tout a été organisé avant même notre arrivée. Nous avons trouvé le pays très agréable à vivre et, comme beaucoup d'occidentaux lorsqu'ils se rendent à l'Est, nous avions le sentiment d'être très riches !

Direct Emploi : Qu'est-ce qui vous a le plus particulièrement frappé dans la civilisation tchèque ?

Jacques Vandeputte : Le pays s'occidentalise de plus en plus et garde peu de traces de son passé communiste. Pour certains, cependant, la vie s'organise toujours autour de l'usine ; c'est elle qui leur fournit l'école et le logement. Mais tout cela disparaît peu à peu.