Vendredi 16 Mai 2008
Tous les Fils RSS StageAccueil > Stage par thème > Stage Ingenieurs > Agro.M : « Nous souhaiterions un plus grand nombre d’admissions parallèles »
Vieille Dame respectable créée il y a plus de 160 ans, l’« Agro.M » a une renommée qui dépasse largement nos frontières, en particulier dans le monde de la viticulture et de l’œnologie. Comment y entrer après un premier cursus universitaire ? Alain Marsolat, directeur de l'enseignement et de la pédagogie, explique.
DirectEmploi : Vous avez une réputation et une image particulières. Dites-nous en plus…
Alain Marsolat :« Au départ, l’école s’appelait l’ENSAM : tout simplement l’acronyme de « Ecole nationale supérieure agronomique de Montpellier ». Malheureusement c’est également celui de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers et les erreurs ne se comptent plus depuis la création d’Internet… Pour des raisons de meilleure identification, elle est devenue Agro. M, « M » pour Montpellier. Il faut dire que nous sommes l’une des plus anciennes écoles agronomiques françaises. Et nous avons acquis nos lauriers lorsqu’à la fin du XIXeme siècle les professeurs de l’école ont joué un rôle considérable dans la reconstitution du vignoble après avoir mené la lutte contre le phylloxera, ce puceron qui décimait les vignobles. Depuis, la viticulture est parmi nos spécialités de pointe, même si aujourd’hui il est vrai que le secteur viticole français est en difficulté momentanée.
Dépendant du ministère de l’agriculture, comme Paris et Rennes, nous faisons partie du réseau des cinq ENSA (Toulouse et Nancy dépendent de l’Education Nationale) qui ont en commun un concours d’entrée national, différent toutefois selon que l’on vient d’une prépa, d’un DEUG ou d’un DUT voire d’un BTS. Nos 360 étudiants répartis en trois promotions sortent avec un diplôme d’ingénieur agronome de l’ENSA.M, après avoir fait leur choix, pour leur troisième année, entre neuf masters de recherche et onze spécialisations dont bien sûr viticulture et œnologie, mais aussi agroalimentaire, productions végétales durables, agro-managers, environnement… »
DirectEmploi : Comment entre-t-on chez vous sans passer par la porte des concours et des prépas ?
Alain Marsolat :« Nous accueillons des étudiants venant de l’université, mais pas assez à mon goût. Ils doivent justifier d’un diplôme de niveau BAC +4, et entrent chez nous en deuxième année. La sélection se fait sur dossier et entretien, non plus au niveau national comme lorsqu’on passe le concours d’entrée directe en première année, mais « localement » par chacune des cinq ENSA. Nous privilégions les formations larges, comme, par exemple les maîtrises de biologie des organismes et des populations.
Mais on peut regretter que depuis la création des masters en université, ce type d’intégration dans les écoles d’ingénieurs ait tendance à diminuer, en tout cas dans le secteur de l’agronomie,. C’est dommage car nous cherchons une diversité dans les profils que nous recrutons. Sachez que cette année, pour les quinze places à pourvoir, nous avons eu une cinquantaine de candidats provenant ainsi de l’université, contre une centaine en 2004 !
DirectEmploi : Le secteur agroalimentaire est en très forte croissance, mais la viticulture, une de vos spécialités, est en crise en France sous la forte pression des vins américains, chiliens et même d’Afrique du sud. Quels débouchés offrez-vous ?
Alain Marsolat :« L’insertion professionnelle se fait très efficacement : dans la conjoncture actuelle 78% des jeunes diplômés trouvent un premier emploi en moins de 4 mois ! Le salaire moyen du premier emploi est de 26.000 euros brut annuel, et les secteurs sont très variés : organisations professionnelles agricoles, industries agroalimentaires, production agricole, pharmacie et cosmétique… Notez que les recrutements dans les cabinets d’études et de conseil sont en pleine expansion. »
Pour en savoir plus : http://www.agro-montpellier.fr/