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Travailler au Canada : attention aux idées reçues !

Date de publication : 26/04/2016
Le Canada attire toujours autant de jeunes actifs à la recherche d’une expérience professionnelle riche. Mais gare aux idées reçues.

www.jobboom.com/frComment réussir son expatriation au Canada ?

 

Les jeunes actifs français sont de plus en plus nombreux à s’expatrier au Canada. Face au chômage et au climat économique français morose, le Canada est devenu synonyme d’un niveau de vie social et professionnel sans concurrents directs. Oui…mais non ! On pourrait croire que partir vivre au Canada se résume à faire environ 7h30 d’avion avec un CV et une lettre de motivation dans sa valise et qu’une fois bien installé, on pourra profiter d’une balade digestive au bord des chutes du Niagara après sa pause-déjeuner avec ses nouveaux collègues. Gare aux idées reçues : malgré ce qu’on pourrait penser, immigrer au Canada n’est pas chose facile, et encore moins si vous êtes de nationalité française.

 

Le Canada : l’eldorado des jeunes actifs ?

 

Pour réussir son immigration au Canada, il ne suffit pas d’en avoir envie ! Il y a beaucoup de démarches administratives à accomplir :
• Avoir les papiers nécessaires : un VISA de plus en plus difficile à obtenir (pour une période supérieure à 90 jours), une Autorisation de Voyage Electronique dont le coût est de 7$ par personne soit environ 5 euros, et un passeport (si vous en possédez déjà un, vérifier sa date de validité) ;

• Se renseigner sur leurs critères d’embauches (le CV ne s’inscrit pas dans le même cas de figure qu’en France) ;

• Et surtout bien s’informer sur les coutumes professionnelles pour s’adapter le mieux possible.

Heureusement pour vous, Direct Emploi vous donne toutes les informations nécessaires pour réussir votre immigration au Canada !

 

1. Une destination convoitée mais pas conquise


En 2015, on comptait près de 92 000 expatriés français vivant au Canada, soit une augmentation de 72% en 10 ans. Environ 25% de ces français installés au Canada sont étudiants. Grâce à son marché de l’emploi très dynamique et au cadre de vie qu’il propose, le rêve canadien séduit majoritairement des jeunes actifs (entre 20 et 35 ans) hautement qualifiés, des apprentis ou encore des jeunes titulaires d’un bac +2/ bac+3.
Néanmoins, même si le nombre de français, curieux de vivre au Canada n’a jamais été aussi important, le pays ne figure pas dans le top 3 des destinations favorites d’expatriation française. On ne le retrouve en effet qu’à la sixième position, avec la Suisse en tête, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Belgique et l’Allemagne. Attention donc ici à ne pas confondre fantasme et réalité ! Ces tendances peuvent s’expliquer par le fait qu’il est de plus en plus difficile d’obtenir un visa d’une durée supérieure à 18 mois.
Si vous êtes étudiant, sachez que chaque année, un grand nombre d’étudiants étrangers se voient refuser leur demande d’obtention du permis de résidence. La raison est simple : depuis janvier 2015, pour obtenir ce permis de résidence il leur faut avoir un emploi dès la fin de leur étude. Enfin, s’ils trouvent un recruteur intéressé par leur profil, ce dernier doit prouver qu’aucun Canadien n’était compétent pour ce poste.

 

2. Les français soumis à une discrimination culturelle ?


Même si les relations franco-canadiennes sont harmonieuses, le Canada ne voit pas toujours d’un très bon œil l’arrivée des français sur leur marché professionnel. Nous avons mauvaise réputation dans le pays natal de Céline Dion. Certains canadiens voient le travailleur français comme un travailleur peu fiable, venu dans le seul but de conquérir un territoire. La réputation du français à l’étranger (et plus particulièrement celle du parisien, impoli et râleur) n’est plus à refaire ! L’art de se plaindre typiquement français y est vu comme une forme d’arrogance.
Rassurez-vous cependant, notre savoir-faire et nos compétences font de nous des profils bien formés et qualifiés, très appréciés par les entreprises canadiennes, en particulier les startups.

 

3. Pas d’économies, pas de Canada


Si vous partez vivre au Canada sans avoir fait d’économies au préalable, vous risquez d’être refusés voir de ne pas rester longtemps ! Immigrer au Canada nécessite obligatoirement un sacrifice financier.
Vous êtes étudiant ? Sachez que là-bas, les sessions d’études coûtent entre 4 000 CAN$ et 12 000 CAN$ soit entre environ 2 769 et 8 308 euros ! Si vous comptez être titulaire d’une bourse une fois sur place, faîtes très attention : les quotas sont très (voir trop) vite atteints et on vous demandera de postuler de 6 mois à un an à l’avance.
Enfin, si vous postulez au très convoité PVT canadien (Permis Vacances Travail), sachez que pour être éligible, vous devez justifier d’une somme minimale de 2 500 CAN$ qui vous permettra d’assurer les charges de vos premières semaines au Canada. Vous devrez également posséder un billet aller-retour dès votre départ ou justifier votre possession de fonds suffisants pour régler votre billet retour.

 

4. Etre bien préparé !

 

On recommande aux futurs immigrants de commencer leur recherche d’emploi avant de partir, car la recherche d’un premier emploi au Canada n’est pas chose facile. Pour optimiser vos chances, sachez que les CV canadiens et français sont très différents ! Les canadiens trouvent discriminatoires les informations personnelles tel que l’âge, le sexe, la nationalité ou encore la présence d’une photo sur le CV. Par ailleurs, légitimer ses expériences professionnelles ou ses diplômes auprès d’entreprises canadiennes peut s’avérer complexe. Les recruteurs canadiens s’intéresseront davantage à vos qualifications qu’à vos expériences professionnelles : mentionner une grande école ou un stage dans une grande entreprise ne signifie rien si vous ne décrivez pas ce que vous avez appris à faire. En ce qui concerne l’entretien d’embauche, le recruteur canadien est réputé pour être plus aimable que le recruteur français. Attention cependant à ne pas trop vous sentir à l’aise et restez professionnel ! Même si le recruteur vous met à l’aise, concentrez-vous sur la relation candidat/recruteur. Enfin, les recruteurs canadiens s’intéressent de près aux réseaux sociaux professionnels comme par exemple LinkedIn pour consulter les profils susceptibles de les intéresser ainsi qu’aux sites d’emplois locaux comme Jobboom, monster.ca, Neuvoo ou encore workopolis.com. Pour trouver un travail au Canada, il est impératif d’avoir un bon niveau d’anglais. Si vous ne maitrisez pas la langue de Shakespeare, pas de panique, de nombreuses solutions s’offrent à vous.
Notez que les logements sont assez rapides à trouver, mais on vous recommande de commencer à chercher une fois sur place. Cela vous permettra de découvrir les quartiers qui vous plairont le mieux et surtout de rencontrer du monde si vous logez dans un hôtel, une auberge de jeunesse voire chez l’habitant pendant quelques temps.

 

5. Les conditions de travail


Au Canada, la sécurité de l’emploi est plus faible qu’en France. Ainsi, la période d’essai durera 6 mois et le préavis environ 2 semaines, contre 1 mois de période d’essai en moyenne en France avec 1 mois de préavis ! Quant à la protection de l’emploi, elle est parfois plus fragile sur le territoire canadien dans la mesure où si vous êtes insatisfait par rapport à un point présent dans votre contrat, vous risquez d’être mis à la porte sans discussion. Mais, dans l’ensemble, on vous expliquera toujours les raisons de votre licenciement et les démarches à suivre pour toucher le chômage.
Si vous êtes salarié au Canada, vous verrez vos semaines de congés annuelles passer de 5 à 2 et vous ne profiterez d’aucun RTT. Concernant les pauses cafés et les pauses déjeuners à rallonge, n’y pensez même pas ! Au niveau du rythme de travail, vous effectuerez en moyenne 35 heures par semaine. Sachez que les canadiens sont plus flexibles quant aux horaires : ce qui compte à leurs yeux est que le travail soit fait.
Ce qui ressort de la majorité des témoignages d’expatriés est que travailler dans une entreprise canadienne permet d’évoluer dans un environnement détendu, convivial, moins stressant et plus optimiste qu’en France. Les possibilités d’évolution sont plus rapides qu’en France et les salaires le sont souvent. En moyenne, les expatriés français installés au Canada gagnent 1.5 plus que ce qu’ils gagnaient ou auraient pu gagner en France.

 

Sachez que même si les français nourrissent l’idée que le Canada est un paradis professionnel, la réalité n’est pas aussi rose. Les témoignages de jeunes français expatriés sur leurs expériences professionnelles canadiennes confirment l’idée qu’il ne faut pas seulement se fier à ses envies mais bel et bien connaître toutes les informations nécessaires au bon déroulement d’un séjour professionnel au Canada.