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Uberisation de l’emploi, quels impacts ?

Date de publication : 06/07/2017
L’uberisation est un nouveau modèle économique qui concoure avec l’économie classique, ce qui se répercute sur l’emploi. Direct Emploi vous dit tout sur ce phénomène !

Une embellie de l’emploi dans les secteurs du transport et de l’hébergement

L’uberisation est un processus par lequel un modèle économique fondé sur les technologies digitales concourt directement avec les usages de l’économie classique. Il repose notamment sur la création de plateformes numériques rapprochant prestataires et demandeurs et exploitant la « réactivité en temps réel de l’internet mobile ».
En bref, l’uberisation désigne l’utilisation de plateformes digitales pour certains métiers. Cela entre en concurrence directe avec l’usage « traditionnel » de ces métiers et rapproche plus rapidement demandeurs et prestataires.

Ce phénomène a un premier impact positif sur l’emploi puisqu’il facilite l’accès à des services. Cela les rend donc plus attractifs et crée une nouvelle demande.
C’est notamment le cas dans les secteurs du transport et de l’hébergement. De plus en plus de personnes se lancent dans ce nouveau type de commerce. Selon Coface (la Compagnie Française d’Assurance pour le Commerce Extérieur), l’uberisation crée plus d’emplois qu’il n’en détruit. En effet, pour le secteur du transport, la création des VTC (Véhicules de Transport avec Chauffeurs) compense la défaillance des taxis « traditionnels ». Entre 2013 et 2016, les défaillances de taxis ont augmenté de 135%. Sur la même période, les créations de VTC ont été multipliées par 7. Ce qui représente 14 404 entrepreneurs sur un an à fin 2016 et quasiment 13 000 emplois créés.
L’uberisation permet d’ailleurs d’ouvrir le marché du travail à des personnes peu qualifiées.



@Coface

Médecine et services juridiques : vers un renouveau des métiers ?

Le phénomène d’uberisation ne s’arrête pas aux secteurs du transport et de l’hébergement mais gagne de plus en plus de pans de l’économie. La médecine ne fait pas exception. L’uberisation dans ce secteur se fait avec les plateformes téléphoniques qui permettent de prendre rendez-vous chez un médecin. Pour l’instant, le choix du praticien est encore important pour bon nombre de patients. Mais cela pourrait changer à l’avenir. La plateforme deviendrait alors un simple instrument pour avoir le rendez-vous le plus vite.
En plus des plateformes, certains logiciels « médicaux » voient le jour. C’est notamment le cas avec ceux qui permettent, à l’aide d’un smartphone, de taper ses symptômes et d’obtenir un diagnostic… Un renouveau pour les métiers de la santé.

Les services juridiques sont également touchés par l’uberisation, comme le montre la plateforme Peter. Les entreprises qui ont besoin de conseils juridiques envoient un e-mail sur cette plateforme et obtiennent une réponse automatisée dans les minutes.

Ces logiciels continuent donc de remettre en cause l’économie traditionnelle. Cette fois, ils ne créent pas de nouveaux emplois comme pour les secteurs du transport et de l’hébergement. Mais créent un risque de déstabilisation au sein de certains secteurs.

Une croissance de l’emploi qui conduit vers la fin du salariat ?

D’après Nathalie Kosciusko-Morizet, l’uberisation de l’emploi réduirait, à terme, la place du salariat dans notre modèle. L’uberisation et les plateformes digitales favorisent l’entrepreneuriat et non le salariat. Cela implique la fin des prestations sociales salariales pour les personnes qui se lancent dans ce commerce.

Selon Sergine Dupuy, fondatrice de BeeBoos et membre du Conseil d’Administration de l’Observatoire de l’Uberisation, il faut accompagner le mouvement. Mais il ne faut, en revanche, pas négliger les qualités des salariés qui exercent les mêmes fonctions. Selon elle, l’uberisation ne s’oppose pas au salariat. Ce processus ne doit d’ailleurs « pas se poser comme moyen de substitution au travail salarié. »

 

Une nouvelle forme d’emplois émerge suite au phénomène d’uberisation. L’arrivée des plateformes digitales menace l’activité traditionnelle des emplois d’interaction, qui représentent 14% de l’emploi total. Mais permettent à de nombreux acteurs peu qualifiés d’entrer sur le marché du travail. Les résultats sont donc mitigés en fonction des secteurs. L’enjeu est donc de réussir à combiner cette nouvelle forme de travail et la forme de travail traditionnelle.
 

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